• Petit hors-sujet avant de passer aux choses sérieuses, putain, si quelqu'un a le nom de ce manga, DONNEZ-LE-MOI.

    Bon, s'il y a un point où je pense qu'on est tous un peu d'accord, c'est le fait que les règlements, c'est nul. C'est chiant mais, ça ne sert pas à rien. Croyez, il n'y aurait pas de règlements, la plupart des RPG seraient parts en couilles dès le début.

    Alors, rien que pour vous: 

    >>PARTIE DES HORS-SUJETS<<

     Bon, vous devez savoir que j'autorise les hors-sujet sur les blogs, mais bien sûr, ça se joue à quelques détails, qui ne dépendent que de vous:

    •les propos homophobes et racistes ne sont pas autorisés, les insultes entre utilisateurs non plus, un peu de solidarité quoi...Merde.

    •Tout ce qui est sujet trop sérieux aussi n'est pas autorisé, et ce, dans l'enceinte du blog.

    •Pas de spams sur un utilisateur, ça revient à du harcèlement.

    >>PARTIE ÉCRITURE<<

    Dans un RPG, l'écriture est primordiale. On utilise certes, la même langue pour communiquer et parler, mais...PAS FORCÉMENT de la même manière. Alors voici quelques règles pour mettre tout le monde plus au moins en égaux:

    •le kikoo lol ,mdr et tout ce qui rejoint n'est pas admis ici.

    •Les fautes d'orthographes sont autorisés, du moment qu'elles sont minimales et que vous arrivez tout de même à vous faire comprendre par vos lecteurs.

    •Toutes les façons de RPG sont autorisées...Avec quelques compromis tout de même : 

    -le récit doit être à la 1ère pers du sing, 

    -il faut vous assurez que ça ne perturbent pas -trop- ceux avec qui vous jouez,

    -un minimum de développement, je demanderai cinq lignes, minimum.

     >>PARTIE INSCRIPTION<<

    Ah, viens alors le moment où vous vous dites “C'est bon, je vais m'inscrire !”. À vos claviers certes, mais les précautions aussi sont à prendre...

    •Croyez-moi, plus votre inscription sera complète, mieux ce sera.

    •Après avoir terminé votre inscription, une attente de réponse de ma part est à attendre.

    •Une fois que j'aurais répondu à votre inscription ici, le réflexe que vous devriez avoir tout de suite -après avoir mis le blog en favoris, #nopub-, c'est de lire et signer ce règlement.

     •Les personnages sont illimités, mais bon...Si vous êtes sûr de ne pas pouvoir tous les gérer, autant en faire un bien fait et bien construit, qu'en faire un désorienté et mal caractérisé !

     •Longue vie à l'originalité. 

    >>PARTIE PERSONNAGES<<

    Et oui, même ton personnage a des règles à respecter ! Sinon ce ne serait pas drôle~

    •À moins que ce soit VRAIMENT, VRAIMENT utile au personnage, et encore, il faudra m'expliquer le pourquoi du comment...LES ANIMAUX SERONT INTERDITS.

    •Les pouvoirs trop exagérés du style“je suis le plus fort du monde” ne seront pas admis.

    •Les personnages peuvent bien sûr mourir...Avec l'accord des deux joueurs. Et ma connaissance de la cause -en gros, prévenez-moi-

    •Tous les personnages hors les domestiques sont des vampires...Enfin, je ne dis pas non à un peu d'originalité...

    •Si pendant un délai de trois mois votre personnage est laissé à l'abandon, je serais contrainte à le supprimer.

    •Les personnages sont illimités.

    >>PARTIE RPG<<

    Bon, j'ai pas grand chose à dire là...

    •SOYEZ COHÉRENTS AVEC VOTRE GAMEPLAY, MERDE.

    •RPG YAOI= Homme X Homme=pas de filles=dommage pour vous les fans-girls.

    •Vous ne pouvez pas être à deux endroits à la fois, à moins que vous ayez un pouvoir en rapport avec le multiclonage.

    •Si vous jouez à plus de deux joueurs, suivez l'ordre dans lequel vous avez commencé à jouer. Ex: fripSide/M21/Laughing Jack/fripSide/M21/Laughing Jack....

    •Si vous êtes choqués du contenu, je ne serai pas tenu responsable, je vous ai suffisamment prévenus.

    •Le gore est autorisé, tant que vous vous êtes assuré que la personne avec qui vous jouerez tiendrait le coup. 

    •Le respect envers les hôtes doit être un minimum montré.

    >>PARTIE FORUM<<

    •Lorsqu'un sujet sera créé dans le forum, il faudra dès lors ajouter s'il est [Libre] ou pas. Dans le cas contraire il faudra écrire le nom des personnes autorisées à rejoindre le sujet, si le sujet peut-être lu ou non. Dans le cas contraire, encore, il faudra mettre une limite d'âge. En gros:

    Perdu [Libre]

    Perdu [Lunatique~]

    Perdu [Lunatique~] /+18/

     C'est juste un exemple.

    Bon voilà, pensez à signer ci dessous et...Ah, une dernière petite règle...

    PAS...DE...PLAGIAT.

     


    6 commentaires
  • Bon, j'y songeais sérieusement, mais je l'ai fait ! J'ai changé le thème du RPG. Bon, aussi, vous me direz, c'est pas pour ça que j'avais “fermé” le blog au départ. J'avais besoin d'une pause, il est vrai. Et j'avais un personnage à terminer, j'aurais laissé le blog ouvert, à mon avis il ne serait pas sorti avant un mois tout au plus vite. En plus que j'ai eu la refaire à cause d'une boulette de ma part...La joie. Je vous conseille d'aller revoir certains articles, il soit possible que je les ai modifé. Pas tous, mais quelques un, par-là. J'ai aussi enfin ajouté vos personnages sur le blog, et j'ai encore d'autres choses à régler, mais j'arriverai à gérer avec vous dans les pattes X) J'aimerais aussi avoir vos avis sur ce que je devrais mettre ou pas sur le blog pour l'améliorer, un peu. En tout cas, au plaisir de pouvoir rejouer avec vous !

    >>Histoire<<


    2 commentaires
  • Rendu du concour de Lady America

    Un jour oublié, noyé dans le temps...

    Une enfant, voilà ce que j'étais à ce moment. Une enfant parmi tant d'autre enfants. Nous étions seuls, regroupés dans cette immense pièce poussiéreuse.

    <<-Dis, où sommes nous ?>>

    Dans ce silence étouffant et meurtri, ma question flottait dans les airs, comme un ballon, n'ayant aucun but en particulier.

    "-Au recueil pour enfants." répondit une voix non éloignée de moi, que je ne cherchais même pas à  trouver, je regardais dans le vide, sans conviction juste...Le néant. Un recueil pour enfant ?  Quel étrange lieu est-ce ? À ce moment, je ne me souvenais à peine de mon arrivée dans ce..Recueil.

    "-Un endroit où on jette les enfants indésirables, les enfants dont on ne veux plus. Nous sommes réduits en cendres et oubliés de ce monde."dit une autre voix faible, n'ayant plus aucune force de battre. Cette voix, j'aurais pu la comparer à une volonté passée éteinte à jamais. C'est pourquoi cet enfant est là. Et moi, pourquoi je suis là ? Papa et maman ne veulent plus de moi ? Je ne leur convenait pas ? J'étais...Insuffisante à leur besoin ? J'ai été abandonnée, telle le "Petit Poucet" ou "Ansel et Gretel". Mes pensées se bousculèrent, comme si plusieurs ballons se cognaient entre eux sans jamais réussir à sortir du lot. Cet instant qui m'a paru semblable à une éternité dans ma tête, était à peine une fraction de seconde dans cette pièce sombre et poussiéreuse, de tel que je ne me suis même pas rendue compte que j'étais à présent sur un énorme tapis roulant qui paraissait interminable. Il descendait toujours plus bas. Qu'est-ce qu'il y a en bas ? Les abysses. Ce qui m'attend, ça ne me dérange pas tant que ça finalement, être réduite en cendres et oubliée de ce monde. Oui...Personne ne me réclamera, je n'ai plus de chez moi-ou je n'en ai jamais eu-, je suis semblable à Ansel et Gretel qui sont entrés dans la maison de la méchante sorcière, désormais prisonniers. Je suis semblable à un ballon qui a été lâché par la main du vilain enfant et qui erre dans le ciel bleu, je ne connais même pas mon prénom. Ainsi est emportée une futile enfant, ou ainsi aurait dû être emportée une futile enfant.

    "-Attends !!!!!!"se mit à crier une voix. Celle-ci paraissait différente des deux premières voix que j'avais entendues. Celle-ci voulait vivre. Elle voulait qu'on vive tous, tous autant que nous sommes. Cette voix, je l'ai comparé à une envie indéniable de vivre, cette voix, j'étais tellement persuadée que c'était à moi qu'elle s'adressait que j'ai redressé la tête, pour regarder dans ce trou, où il s'y tenait. Qui ? Ce garçon. Et c'est moi qu'il regardait, personne d'autre. C'est moi qu'il regardait avec tant de ardeur, c'est le premier qui est bien voulu me regarder.

    <<-Toi...>>murmurais-je silencieusement. 

    Oui, toi. Ce garçon, il me ressemblait tellement...On aurait dit...Des jumeaux. Oui, il n'y a pas d'autres mots. Ce garçon, j'avais une impression de déjà-vu avec lui, comme si je le connaissais depuis longtemps. Mais comment étais-ce possible ? Je ne connais même pas mon prénom. Je ne peux pas connaître un garçon aussi...Élégant que lui.

    "-Ne meurs pas ici ! Si tu meurs ici, des gens pleureront et tu seras tout de suite oubliée après !"hurla-t-il à travers cet enfer. Je ne le comprends pas...Personne ne me réclamera, ainsi personne ne pleurera ma mort -je n'en ai pas demandé autant- et personne ne pourra m'oublier, puisque je n'existe aux yeux de personnes dans ce vaste monde. Oui, et même lui. Il a juste pitié de moi. Pourquoi alors...Ces mots qu'il me prononce me transpercent le coeur ? Pourquoi est-ce que j'ai envie de pleurer ? Pourquoi je veux vivre ? Je le regarde en souriant, comme pour camoufler mon ressenti enfoui au fond de mon être.

    <<-...Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne peux pas vivre pour moi-même, et à partir de ce moment-là, je suis inutile. Aux yeux de tous. Même de toi. Même de moi.>>

    Dès l'instant où ce garçon est apparu des cieux, le temps a paru se figer, s'arrêter et pourtant, le tapis continuait de rouler, il continuait de rouler, et j'étais au bout du tapis. Je me suis soudainement sentie comme, envolée, comme sombrant dans les abysses. C'est pas grave, qu'est-ce que ça peut bien être mourir de toute évidence ? Je l'aurais sûrement su si je ne m'étais pas retrouvé dans les bras de ce garçon, vous savez, le seul qui a pris un instant de sa vie pour me regarder, moi, insignifiante enfant.  

    "-Dans ce cas là, vis pour moi, ris pour moi, pleure pour moi, souris pour moi. Fais ta trace dans ce monde et ne sois jamais oubliée."m'a-t-il murmuré à l'oreille, comme soulagé, comme apaisé que je n'ai pas finie en bas, dans les abysses. Ce garçon était si différent de moi finalement, nous étions des jumeaux si différents. Mais pourtant, je ne dois pas me faire d'idées. Il a juste pitié de moi. Alors...Pourquoi...Est-ce que je pleure ? Pourquoi je hurle ? Pourquoi ? À ce moment-là, Ansel et Gretel s'étaient enfuis de la maison de la méchante sorcière. À ce moment-là, le ballon égaré avait été retrouvé par un garçon au nom de "Keita de Malignus". Je connais mon prénom maintenant, il m'a nommé ainsi: Astarte. Nous avons tous les deux étaient ainsi liés au destin. Lui était lié à moi, et inversement. Lui m'avait sauvé et moi, je vivais pour lui. Depuis qu'il m'a sauvé, un an est passé. J'ai réussi à me refaire une nouvelle vie en tant que fille adoptive et unique de la famille noble de très haut rangs, les Malignus. À ce moment-là, j'étais qu'une enfant. Une enfant parmi tant de beaux décors. J'étais avec lui, dans cette immense manoir luxueux. Alors...Dîtes-moi pourquoi l'égoïsme des adultes a voulu qu'en grandissant, nous ne soyons pas plus proche ? Keita et moi étions devenus...Inséparables. Et c'est un jour où le soleil était particulièrement...Étincelant, que...Nous jouions dans le jardin avec mon cher sauveur. J'avais oublié mon passé grâce à lui -passé que je ne connaissais quasiment pas- puis....Nous avons vu ce carrosse au loin de la citée.

    <<-Qu'est-ce que c'est Keita ?>>

    Dans ce jardin de noble, j'étais Cendrillon qui était à côté de Roméo, et je regardais ce carrosse arriver, à ce moment-là, je ne savais pas que ce carrosse m'était...Destiné. Il dévalait la cité, et se rapprochait de plus en plus de nous. Keita, qui ne se sentait pas très en confiance me serrait dans ces bras.

    "-Je ne sais pas..."

     J'aurais voulu que nous restons comme ça, figés entre l'espace-temps. J'aurais tellement voulu rester enfant avec lui, ne jamais grandir et rester avec lui...L'étrange carrosse s'arrêta devant nous, puis en soudain, je ne sentis plus les bras de Keita autour de moi et je me retourna. Je vis qu'il était prisonnier des puissantes mains d'un adulte. Paniquée, comme un ballon qui commence à nouveau à repartir dans les cieux, je me mis à crier son nom de toutes mes forces avant d'être attirée dans le carrosse et emmené loin du royaume. Comme envahie par un haineux sentiment de nostalgie, le cycle de l'année dernière semblait se répéter doucement et n'avoir qu'une seule issue: la solitude. Est-ce que je finirais toujours seule ? Est-ce que j'aurais 

    dû mourir ? J'ai grandie en dehors du royaume, afin que lors de la mort de mes défunts parents adoptifs, je puisse prendre prendre les trains du royaume. C'est ce que m'ont expliqué ces égoïstes adultes. Quatre ans sont passés, quatre ans où j'ai été un ballon qui a suivi sa route et son chemin dans les airs, sans aucun but en particulier. J'ai fini par revenir au Royaume qui n'avait plus aucun souverains à son trône, pour être proclamée "Infante du Royaume". Ma vie avait quand même pris un étrange tournant, j'étais destinée à être réduite en cendre et oublier de ce monde, et voilà que je me retrouve reine d'un inique et insidieux royaume. Je n'étais qu'une frêle gamine de quatorze ans à la tête d'un énorme monde. Et, un mois a suffit pour que je sois rongée par l'orgueil, j'étais entourée des plus beaux décors. Puis, un jour, je l'ai revu, mon sauveur...Mon serveur. Nous avons été cruellement divisés par le destin lui et moi.

    "-Je ne suis pas votre sauveur, je suis votre serviteur et je serais toujours auprès de vous, princesse. Je vivrai pour vous dès à présent."me murmura-t-il, un sourire suspendu aux lèvres.

    Le destin n'a-t-il pas été ironique à ce sujet-là ? J'étais censée vivre pour lui, et c'est lui qui vit pour moi finalement . J'étais juste heureuse qu'il soit à nouveau à mes côtés, comme il y a quatre ans. Au fil des mois, je suis devenue tyrannique et pourtant, rien ne semblait me suffire...Je voulais tout...Je veux tout...Toutes les richesses de ce monde ! Rien ne me satisfera jamais tant que je ne serais pas la plus puissante gouvernante ! Lorsque l'argent ne me suffira pas, et bien soit ! Je n'aurais qu'à le ravir du peuple et augmenter les taxes ! Ceux qui oseront se mettre au travers de ma route seront froidement exécuté ! Mais pourtant..Être haïe d'un royaume entier n'a pas suffit à être haïe par lui, mon jumeau majordome. Ce n'était pas le moins du monde vrai, mais des rumeurs comme quoi la ressemblance entre les deux était si frappante que le destin en a voulu ainsi, ça ne me dérangeait pas tant que ça a ce moment-là. Non, ça ne me dérangeait pas, et pourtant, j'aurais tellement dû m'en soucier. Laissant dériver ma vie au gré du courant du destin, j'ai fini par croiser la route de ce preux noble que je désirais secrètement depuis bien des mois, et ma jalousie ne fut que plus lancinante lorsque j'appris que...Ce dernier était destiné à cette traînée du royaume avoisinant le mien ! Je valais tellement plus qu'elle, mon rang et mon corps étaient bien plus...Intéressant que cette fille ! Qu'as-t-elle donc de plus que moi ?! J'avais enfin trouvé un garçon qui aurait pu attraper ce ballon, mais il l'a laissé être emporté par la bise et s'est contenté d'un ballon beaucoup plus...Abîmé. Non...Pas cette fois...Ce ballon-là ne voyagera pas encore seul dans le bleu du ciel maussade...Je ne laisserai pas faire le destin à sa guise cette fois-ci. Je décida alors de convoquer mon magistrat, et lui ordonna à l'oreille de détruire le royaume avoisinant, sans aucun remord. Le cri et supplices des habitants ne devaient être écoutés, je ne veux aucun quartier durant cette opération, qu'il crève tous ! Ils ont eu le malheur d'être dans son royaume, eh bien, ce sera leur châtiment a payé de leur vie misérable et insignifiante ! À ce moment-là, je savais que mon règne aura été bien court...Au fil des semaines qui passaient, ma chambre semblait devenir sombre. Pas à cause des regrets, à cause d'une responsabilité que je devrais bientôt prendre, oui, c'est sûr et certain, le crime que j'ai commis ne restera pas impuni, je ne pense pas, le noble que j'ai un jour aimé ne me le pardonnera pas, en aucun cas. Puis...

    Un jour qui ne sera jamais oublié, jamais noyé dans le temps...

    Une infante orgueilleuse, voilà ce que j'étais à ce moment, voilà ce que je suis. Une infante au centre d'une rébellion qui n'aura pas lieu d'être, seul dans ces si vastes décors. Le personnel aura sûrement quittés les lieux, la garde ne tiendra pas bien longtemps. J'étais devant la fenêtre, attendant que l'on vienne me chercher. Keita...Je crois avoir fait ma trace dans ce monde, non ? Et je pense ne pas être oubliée de si tôt dans la lignée des Malignus...Alors, je peux partir, hum ? Il est temps. Cet instant qui m'a paru semblable à une éternité dans ma tête, était à peine une fraction de seconde dans cette pièce sombre et poussiéreuse, de tel que je ne me suis même pas rendue compte que j'étais à présent dans les bras de la personne à qui je pensais si fort tantôt. Il tenait un ballon jaune dans sa main libre. Dans le langage des couleurs, le jaune veut dire qu'il faut resté optimiste, c'est une couleur qui renvoie au soleil, c'est une couleur qui veut dire qu'il y aura un avenir derrière toute cette mauvaise chance, qu'il faut être gaie et ne pas perdre espoir. Ce n'est pas le genre de ballon qui doit être destinée à une condamnée à mort telle que moi. Ce qui m'attend, ça ne me dérangeait pas tant que ça finalement, ça revient à être réduite en cendres et oubliée de ce monde. Ainsi est emportée l'infante du mal, ainsi aurait du être emportée l'infante du mal. Keita, commença à déserrer mon corset, et bien que je n'avais aucune réaction externe, mon esprit semblait troublé. 

    <<-Keita...>>murmurais-je doucement.

    Le silence ne fut pas bien long, et j'aurais préféré que ça se passe autrement, Keita se mit à sourire, un sourire rassurant.

    "-Allez, déshabillez-moi, échangeons nos vêtements princesse."

    Je raidis à ces paroles qui pour moi paraissaient déjà bien clair depuis longtemps...Keita...Ce ballon...Je n'arrive pas à faire le moindre geste dans cette pièce dans les murs semblait se rapprocher de plus en plus.

    "-Après, enfilez-les et cachez-vous vous dans la garde-robe. Je me ferais passé pour vous dorénavant...N'ayez aucune crainte, le destin a voulu que nous soyons jumeaux, et je suis certain que rien de toute cette supercherie ne sera découverte."poursuiva-t-il, de manière solennelle et rassurante.

    Mais un destin pareille pour lui...Je ne pouvais pas l'envisager ! Ma vue se brouilla petit à petit, jusqu'à devenir des vagues qui ruisselaient sur mes joues. Keita, lui, me dénudait comme si tout allait bien finir. Mais mon envie de vivre est si grande...Je suis une infante orgueilleuse. Il est là pour ça, non ? Il n'est...Qu'un serviteur dans ce manoir. Sans me poser d'avantage de questions, je déshabilla Keita afin d'enfiler ses vêtements après. Une fois nos deux rôles échangés, nous nous regardions, l'un souriait, l'autre, lui, pleurait. Finalement, ma vie se réduira qu'à une simple et idiote farce, je serai toujours seul, et à chaque fois que je serai décidée à être réduite en cendres, quelqu'un m'en en empêchera. Comme là. À chaque fois, un garçon trouve un ballon, et puis, il finit toujours par le lâcher, avant de le retrouver et d'à nouveau le prendre, et ce cycle se répète sans cesse. Petit à petit, les cris de la nation insurgée commença à remplir les couloir  de ce vaste manoir. Keita me lâcha et me tendit le ballon comme cadeau avant de m'attirer dans la garde-robe. Ce dernier regard, j'aurais préféré qu'il ne me lance jamais, j'aurais préféré que ce soit un regard de haine et de mépris qu'un regard aussi doux et...Compatissant que ça. Pourquoi je regrette ? C'est mon sauveur encore une fois...Ces mots qu'on ne m'aura jamais dit dans ma vie, c'est le seul à me les avoir dit, c'est le seul à le penser sincèrement...Malgré tout les malheurs qui se sont engendrés, il a toujours été là pour moi, pour mon bonheur.

    "-Je t'aime."

    C'est la dernière qu'il m'a accordé, c'est la dernière chose que j'entendrais dire et qui me seras destinée. C'est la dernière fois qu'on se retrouve seul comme ça. Peu de temps après ces vagues adieux, les habitants arrivèrent, enragés, à la tête de cette cohue, l'homme que j'ai un jour désiré. Par un petit trou, j'observais la scène où...L'infante fut aisément renversée. Du moins, la pseudo infante. Une fois la salle complètement vide, je sortis de cette cachette, vêtue d'un cape qui cacherait mon visage, mon visage larmoyant, à la main, ce présent de la part de mon sauveur si fidèle à moi, du début jusqu'à la fin. Maintenant, c'est moi l'enfant, un ballon à la main, attendant que son frère soit punie à sa place...N'est-ce donc pas irrespectueux ? De ne pas aller à l'exécution de son aîné ? Je me le demande...Quittant mon ancienne demeure, ce n'est que tard dans la soirée que j'appris que l'exécution de la dénommée "infante" est pour le lendemain, à dix heures piles..J'irai le voir. Oui, j'irai voir mon sauveur, je tiendrais ce ballon à la main, pour lui montrer que...Je ne regrette rien. Je ne regrette rien, il est surtout trop tard pour regretter. Que pouvait-il bien penser, seul, dans sa prison ? Mon Keita...Je ne le saurais jamais, hein ?...Tu auras été souriant jusqu'à la fin, non ? Demain, je suis sûre que tu le seras aussi, tu seras très courageux, ça te ressemble bien ça. J'aurais préféré que tu sois un peu plus cruel, par ça, je n'aurais pas mal, je ne serais pas là actuellement. Le fait simple de te voir proposer de l'aide à une autre enfant que moi aurait suffit à me donner une bonne idée de toi ce jour-là...Le lendemain, je vis un ample rassemblant sur la place de l'orme. C'était la plèbe, oui. La plèbe enragée qui criait "à mort la fille du diable, à mort !". Ces menaces...Elles m'étaient destinées, pas à Keita...Et devant une telle haine envers moi, je ne pouvais que tenir ce ballon et baisser mon visage caché de tous. Et puis, fut enfin arrivée l'heure de l'exécution, celui qu'on croyait être l'infante allait être prestement tué devant la foule insignifiante, et moi, j'étais devant. J'assistais à ma propre exécution, d'une certaine manière. Puis, le regard de Keita croisa le mien, et celui du ballon que je tenais à la main. Je devais être forte aujourd'hui, je ne devais pas pleurer. Alors, dans ce cas je ferai comme lui, je sourirai. Lorsque je releva la tête, je vis Keita, m'adressant un sourire bienveillant et rassurant, ce genre de sourire qui voudrait dire "tout va bien", mais dans ce cas-là, ça veut dire "adieu". Oui Keita...Disons nous adieu avec le sourire. Cette fois c'est pour de bon, tu t'en vas Keita. Je reste, et tu pars. Eh, Keita, tu l'as vu, mon ballon ? Celui que tu m'as offert, dans la chambre hier. Je l'ai amené avec moi aujourd'hui, je te remercie Keita. Et moi aussi, je t'aimais. Ding dong, ding dong...Sonnèrent alors les cloches annonçant ton départ dans l'autre monde. Tout s'est passé si vite. Keita, tu es parti maintenant. Au revoir Keita, adieu, Keita. Je...Je suis désolée. Une fois de plus, des vagues de larmes envahirent ma vue, le pays semblant alors se déformer. Des hourras envahirent le royaume alors, tandis que moi, je pleurais. Ça doit être bizarre, non. La tyrannique infante est morte et...Non. La tyrannique infante, c'est moi. Un innocent est mort, voilà de quoi se réjouissent la plèbe ignorante. La mort du jumeau majordome de l'infante. Ah ah ah...D'ailleurs, il avait raison sur ce point-là: cette supercherie n'a été aucunement découverte. Mais maintenant, je suis toute seule dans ce monde dense et sauvage -ou bien l'ai-je toujours été-, du moins j'en ai l'impression. Maintenant, j'erre dans une route inconnue, m'éloignant de la cité. Si je ne trouve pas un travail d'ici quelques jours, je serai réduite en cendres, cela m'importe peu, mais je dois vivre pour lui, je lui dois au moins cela. Dans ce monde étouffant et meurtri, j'étais qu'un bug dans la matrice. Nous sommes tous seuls, regroupés dans un monde pittoresque à mes yeux, jusqu'à ce que moi, paysanne accompagné d'un ballon jaunâtre se retrouve sur cette mer bien calme. Elle est différente de ma vie cette mer. Je contemplais les flots, comme pour faire une pause dans ma vie ridicule et vide de sens. Keita aurait été là, il aurait sûrement dit quelque chose comme "c'est bien plus agréable lorsqu'on regarde la mer à deux ! Hum, Astarte ?"...Oui, c'est tellement mieux de partager quelque chose à deux, avec toi, mon sauveur. Tu m'as montré à quel point la vie a pu être belle de rare fois, et je t'en suis éternellement reconnaissante. Pourtant, je ne suis pas heureuse d'être en vie. Une voix coupa mes pensées nostalgiques.

    "-Vous connaissez la légende de cette mer, demoiselle ?"me dit une voix extérieur. 

    Sortie de mes pensée, je cherche autour de moi la voix qui m'a interpellé, puis derrière moi, se trouve une fille, de mon âge je dirais, et elle aussi tenait un ballon dans ses mains, auquel y était accroché un morceau de parchemin. Ses yeux semblaient fermés sur le monde, elle me fixait, mais n'ouvrait pas les yeux une seconde, elle avait fermés les yeux pour ne pas voir ce triste monde grandir m'a-t-elle murmuré, comme une amie. Une amie...

    "-Alors ?"m'interrogea-t-elle à nouveau.

    <<-Ah...Qu'en est-il donc ?>>

    Elle ne me répondit pas tout de suite, elle s'approcha de moi, et lâcha son ballon dans les airs, ce dernier disparaissant derrière l'horizon et les flots.

    "-Si un vœu est écrit sur un morceau de papier et ficelé à un ballon, une croyance raconterait que si on laissait notre message dériver sur les flots, le souhait serait exaucé."

    Je fixais le ballon s'épanouir, tout en écoutant cette nouvelle fille. Quelle étrange croyance...Je ne comprenais pas le but d'envoyer un souhait à quelqu'un qui n'y répondra pas, mais je me sentais si triste en écoutant cette croyance.

    <<-Vous m'en verrez navré, je n'ai point de matériels pour exposer mon vœu à Dieu.>>ajoutais-je à cette ambiance calme et limpide. Je continuais de fixer la mer, écoutant le murmure des vagues et le chant des oiseaux. Puis, au loin, je vis le soleil se couchait et à ce moment-là, j'étais persuadée d'entendre la voix de Keita. J'entendais son rire derrière le soleil, j'en suis sûre ! Keita ! Les larmes me montèrent aux yeux suite à ce mirage et la fille, continuant de me fixer, semblait me voir malgré son incapacité à ouvrir les yeux, elle se mit à tâter dans l'air comme si elle cherchait à rejoindre quelque chose de particulier. Et je me rends compte que...Keita. Je ne pourrais pas tenir ma promesse, je regrette. Je regrette énormément. Tout. Que tu m'aies sauvée, que j'ai pu t'aimer, que je t'ai laissé mourir à ma place, que tu m'aies offert ce ballon, mon orgueil. Je suis tellement désolé et pourtant, même en réalisant mes fautes, je ne peux me faire pardonner. Keita...Je suis seule...Dans le néant. En fait, je ne pense pas que la mort soit pire que ce que j'endure, non. Une douce main -celle de la fille- me ramena à moi, et aussi à mon coup de chagrin. Elle semblait attristée...Elle saurait qui je suis, elle ne le saurait pas, j'en suis sûre.

    "-Ne pleurez pas, je veux bien vous fournir tout ce qui vous sera nécessaire. Vous me paraissait si seule, demoiselle."

    Je ne la recalait pas, car j'aimais beaucoup la compagnie de sa main sur ma joue. Elle veut bien de moi...Je lui en suis reconnaissante. Reconnaissante de ne pas savoir qui je suis. Je fus alors recueillie par cette fille qui portait le nom de "Aiiro". Ma vie a des tournants bien étranges...Je risque sûrement de la perdre, elle aussi, c'est pour ça que...Je reste distante. Je reste distante et ne parle pratiquement jamais sauf quand j'en suis dans l'obligation. J'aide malgré tout dans les tâches ménagères et va chercher le déjeuner et souper, ainsi que petit déjeuner. Mais le plus important, tout les jours, sans aucune exception, à la même heure, je monte à ce chêne fané et laisse un ballon jaune s'épanouir dans les cieux, accompagné d'un message ainsi que d'un souhait. Moi qui hurlait haut que ce n'était que des sottises ces croyances, maintenant, je le fais tous les jours, même si Aiiro me dit qu'il ne faut le faire qu'une fois par semaine, je veux que mon message parvienne à lui...J'y crois du moins. J'avais cessé de croire il y a peu. Et je m'y remets. À cause de lui. Oui, c'est de sa faute si je suis devenue aussi...Obstinée. Et je ne réalise que bien trop tard qu'à cause de mon orgueil et de mon égoïsme, je ne lui causais que du soucis. Tout les soirs, je regarde la mer par la fenêtre, j'aimerais tellement que je ne sois pas seule à la regarder -parfois, elle semble me parler-. J'aimerais tellement de choses, tout le monde aimerait des choses je pense. Nous, lamentables humains, ne sommes jamais satisfaits de rien. Nous prenons la grosse tête dès que nous avons une qualité en plus qu'un autre, et méprisons dès qu'autrui a moins que soit. Nous ne sommes que de lamentables nobles, finalement. Et c'est pour ça que je laisse à la mer ma plus chère conviction. Un soir calme et frêle, je décide d'aller observer la mer de plus près. Une fois ma nouvelle maison quittée, je marche dans la nuit froide et capricieuse jusqu'à la mer, qui elle, parait particulièrement énervée ce soir. Elle pleure. Que pleure-t-elle ? Je me le demande. Adossée contre un chêne fané, j'observe ce à quoi je laisse mes désirs les plus enfouies. Je suis seule, avec la mer. Et soudain, un souvenir semble se reproduire devant moi -du moins j'en ai l'impression-, c'est moi...Et Keita. Tous les deux, dans le jardin royale, je pleurais ce jour-là. Je m'en souviens oui, papa disait que la mer n'était pas pour des personnes telles que nous. Il disait que la mer était notre ennemie, elle nous envoûtent et ensuite nous entraient avec elle dans les abysses. Et que cette chose aussi puisse être notre ennemie me rendait énormément triste. Et c'est à ce moment-là que...Keita et sorti de nulle part et m'a tendu une fleur, ce jour-là, il m'a dit: "Astarte, la mer, un jour, on ira la regarder que tout les deux !" Lorsque je suis revenue à moi-même, ce qui se déroulait devant moi n'était rien d'autre que les vagues de la mer qui rugissaient. Cette nostalgie, ces remords en moi, cette mélancolie, c'est comme si elle se sont toutes emparées de moi en même temps. Ne tenant plus, je m'effondre et hurle, un peu comme ce jour-là, où il m'avait sauvé, mais cette fois, c'est différent, parce qu'il n'est pas là. Les larmes et les regrets accompagnés de mes cris rendaient la mer si triste. Je me sens, si impuissante face à ce monde. J'ai peur en réalité. Mon coeur saigne et je n'arrive à rire de ces liens si tordus d'autrefois. Parce que ces liens, je les partageaient avec toi, mon sauveur. Et si tu n'es plus là, de quoi puis-je rire d'autre que de moi-même ? Je ne peux que pleurer face à mes erreurs passées. Je suis si désolée. Soudain, une étrange chaleur m'enveloppa tout mon corps et l'atmosphère changea. Des milliers d'étoiles se fit dans le ciel et celui qui le serrait si fort dans ces bras c'est toi Keita ! Keita ! C'est vraiment toi ? Comme figée, je ne puis bouger, tout mes membres se figèrent et ton souffle sur moi berça mon coeur, mes pas mes pleurs. Je t'ai entendu murmuré:

    "-Merci. Merci de m'avoir sauvé." 

    Keita...Non...Ne repars pas...Je veux te serrer dans mes bras et te remercier du fond du coeur ! Encore maintenant, je ne t'ai jamais dit que je t'aimais, attends Keita, c'est trop tôt. Tout ces mots que j'ai pensé si fort n'ont pas suffi à le retenir. Il disparu derrière l'horizon, une seconde fois, laissant alors place à la rosée du matin. J'étais une fille effondrée sur la plage, qui a réussi à contrôler ses pleurs et son coeur. La mer elle, semblait heureuse et apaisée. J'étais seule sur cette plage, adossée à un chêne fané, contemplant les flots. Puis, en montant sur ce chêne, j'ai trouvé un ballon jaune coincé dedans, ficelé sur ce ballon, un morceau de papier. Dessus, il était écrit:

    "Vis pour moi, ris pour moi, pleure pour moi, souris pour moi, et rencontrons nous à nouveau."

    Ainsi est emporté mon voeu dernier, accompagné de larmes et de regrets. 


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